mercredi 23 novembre 2016

[Personnel] Trois - longues - années.



"On" m'a demandé de t'écrire.
"On" est une âme bienveillante, qui depuis quelques temps, m'aide.
A me passer de toi sans t'oublier.
A accepter de t'aimer, toujours, sans savoir te le montrer.
A accepter ... Que tu me manques.


Je n'ai pas réussi, jusqu'à aujourd'hui. Comme chaque année depuis trois ans, cette période me met mal. J'ai l'impression de moralement revivre toutes ces étapes, toutes ces journées d'annonce, de pleurs, et ma mémoire des dates mes dessert, car les souvenirs sont encore plus ancrés dans la réalité.

Mes longues journées d'ennui me laissent tout loisir de penser à toi.




"On" m'a dit de lâcher prise. D'accepter.
Mais comment accepter une chose à laquelle on n'est pas préparée ?
Une chose qui nous tombe sur le coin de la gueule, là, un sale matin,
avec des mots sales, des imageries sales, des idées sales, 
un avenir sale, sombre et sans toi.

Comment accepter, la perte d'une présence, même lointaine,
la perte, juste, la "perte", ce trou à l'intérieur de moi, 
ce vide que tu as laissé et que je n'ai de cesse d'essayer de combler.

& c'est bien là mon problème.
"On" me sous entend que je dois arrêter.
Je dois arrêter de combler tout ça, de contrôler,
de faire au quotidien ce que je n'ai su faire avec toi.
"Contrôler".

D'arrêter aussi de fuir, fuir, ça, j'ai su faire, j'ai fuis,
j'ai déserté tout ce qui pouvait m'amener à toi,
et aujourd'hui encore je ne sais pas si je m'en veux.




Quand "On" m'a demandé de t'écrire, j'ai relu ce texte, que j'ai écrit il y a deux ans, jour pour jour.

Quand on y pense, j'étais dans le même état,
assise là, sur un canapé, avec des douleurs que je ne sais calmer,
laissant les mots couler, les larmes couler, ma tristesse couler,
et surtout, j'étais dans le même état d'esprit, car chaque mot écrit
il y a deux ans pourrait être écrit ici aujourd'hui.


Je me souviens toujours de tout ce que j'ai cité.
Tous ces souvenirs, ces madeleines de Proust.
Ces goûts, que j'ai en bouche rien que d'y penser.
Ces odeurs, que j'ai dans le nez rien qu'en fermant les yeux.
Le souffle du vent marin sur ma peau, que je sens juste à l'imaginer.
& ton rire ...


Je n'ai rien oublié, car je ne veux rien oublier,
pas une once de toi, rien de tout ce qu'il me reste de toi,
des souvenirs, des détails, les seules choses que l'on m'a laissé ce jour là.




Je ne sais pas où tu es, ni même si tu es.
Ces questions sans réponses sont difficiles, tu sais,
mais de tout mon coeur j'espère que là où tu es, si tu es,
tu m'entends, tu me lis, et tu sais que je t'aime.

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